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lunes, 22 de septiembre de 2014

ÉLISA MERCOEUR [11.102]


Élisa Mercoeur 

Elisa Mercœur, nacida probablemente en Saint-Sébastien-sur-Loire en 24 de junio de 1809 y murió en París en 7 de enero de 1835, es una poeta francesa.

Murió en París el 7 de enero de 1835, a los veintiséis años. Algunos poemas de una rara perfección publicados en algunas revistas bastaron para granjearle la admiración de escritores tan consagrados como Chateaubriand o Lamartine.
Hoy, a principios del siglo XXI, su tumba es una de las más secretas, abandonadas y románticas del Père-Lachaise.





ENSOÑACIÓN

¿Qué importa que un día gastemos una vida
Si habremos de gastar amando el corazón,
Dulcemente inclinados sobre la copa llena
Para sentir el gusto del néctar de la dicha?

¿Es necesario, acaso, terminar siempre el año?
El soplo de este día la flor de ayer marchita.
Yo no quiero una rosa sin olor ni frescura,
El invierno no quiero, la primavera basta.

Cuando pasó la hora tiene el valor de un siglo,
Pero jamás la sombra fue la hermana del día.
Yo quiero descansar antes de estar cansada
Y del camino sólo quiero hacer unos pasos.

Traducción de Miguel Ángel Frontán.






RÊVERIE

Qu'importe qu'en un jour on dépense une vie,
Si l'on doit en aimant épuiser tout son coeur,
Et doucement penché sur la coupe remplie,
Si l'on doit y goûter le nectar du bonheur.

Est-il besoin toujours qu'on achève l'année?
Le soufle d'aujourd'hui flétrit la fleur d'hier;
Je ne veux pas de rose inodore et fanée,
C'est assez d'un printemps, je ne veux pas d'hiver.

Une heure vaut un siècle alors qu'elle est passée;
Mais l'ombre n'est jamais une soeur du matin.
Je veux me reposer avant d'être lassée;
Je ne veux qu'essayer quelques pas du chemin.





La feuille flétrie

Pourquoi tomber déjà, feuille jaune et flétrie ?
J'aimais ton doux aspect dans ce triste vallon.
Un printemps, un été furent toute ta vie, 
Et tu vas sommeiller sur le pâle gazon.

Pauvre feuille ! il n'est plus, le temps où ta verdure 
Ombrageait le rameau dépouillé maintenant. 
Si fraîche au mois de mai, faut-il que la froidure 
Te laisse à peine encore un incertain moment !

L'hiver, saison des nuits, s'avance et décolore 
Ce qui servait d'asile aux habitants des cieux. 
Tu meurs ! un vent du soir vient t'embrasser encore,
Mais ces baisers glacés pour toi sont des adieux.